L’affaire de l’aqueduc dit « de la Reine Pédauque » épisode 1

Article publiée le 8 décembre 2014

Le projet de rénovation du petit bois à Bellefontaine (au Mirail à Toulouse) a remis en actualité la présence souterraine d’un aqueduc romain : l’aqueduc dit « de la Reine Pédauque ». « On ne peut pas oublier l’aqueduc romain dont l’origine remonte à la fin du premier et au début du deuxième siècle apr. […]

TOULOUSE AQUEDUC

Le projet de rénovation du petit bois à Bellefontaine (au Mirail à Toulouse) a remis en actualité la présence souterraine d’un aqueduc romain : l’aqueduc dit « de la Reine Pédauque ».

« On ne peut pas oublier l’aqueduc romain dont l’origine remonte à la fin du premier et au début du deuxième siècle apr. J.-C. : quelques (dernières) traces sont présentes sur le site. Long d’environ huit kilomètres, il fut le dernier et le plus important des deux aqueducs construits pour alimenter la cité gallo-romaine en eau vive. Il comprenait 2 sections. L’une, de Monlong à la Cépière, captait les sources et amenait par un canal souterrain (ou specus) les eaux jusqu’au château (castelum). L’autre, de la Cépière à la cité, passait sur des arches pour franchir les terres basses de Saint-Cyprien. L’aqueduc fournissait environ 12 500 m3 par jour, soit environ 500 à 600 litres quotidiens par personne… (un volume largement supérieur aux besoins actuels). »

Michel Boulcourt, paysagiste, chargé d’un avis sur le projet du petit bois en 2013.

Contexte et Opportunités
Comment alors faire exister aujourd’hui cette ligne, tant dans l’imaginaire collectif que par des pratiques inédites ? Quatre pistes pour cela : Cet aqueduc est peut-être bien une affaire mythologique, une histoire de femmes et d’eau, qu’il convient de redéployer.

  • Cet aqueduc est éminemment une affaire historique et hydraulique : archéologie située, archives à interpréter, traces et éléments en surface à valoriser…
  • Cet aqueduc, à l’échelle de Toulouse Métropole, est une ligne nouvelle entre le Mirail et le centreville : une ligne à pratiquer en vélo à l’échelle du territoire, autant qu’une ligne à découvrir, discret support à des actions publiques, artistiques, patrimoniales…
  • Enfin, cet aqueduc, à l’échelle du Mirail, permet une valorisation du quartier et de ses parcs, par une histoire bien plus ancienne que celle de sa construction, et offre un lien original autant qu’originel entre Mirail-U, Reynerie et Bellefontaine.

Dans le cadre de nos missions auprès de ma MGPV d’Assistance à Maîtrise d’ouvrage pour les espaces publics de Bellefontaine (la Condition urbaine + BazarUrbain / coordination Anne Lemasson – David Coirier pour la MGPV – complicité Urbicus paysagistes) nous avons souhaité partager cet insolite « objet » avec une partie des acteurs concernés par son tracé et le mettre en perspective, voire en projet(s) à partir de deux ateliers

  1. une marche à quelques-uns sur son tracé (du moins au plus près de son tracé) le jeudi 4 décembre 2014 après-midi. Nous marcherons donc de Bellefontaine au centre-ville de Toulouse – carte et appareil photo en main – tout en échangeant sur cette ligne et sur l’aqueduc.
  2. un atelier multi-acteurs en salle le vendredi 5 décembre 2014 8h30-13h00

Atelier et projet dirigé par Nicolas Tixier (BazarUrbain) en complicité avec Didier Tallagrand, artiste.

schemaL’aqueduc dit de la reine Pédauque, une ligne inédite à l’échelle du grand Toulouse

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T2

 

 Une affaire mythologique, d’eau et de femmes

Créations visuelles : Didier Tallagrand