Dalle Philippeville

Grenoble (Isère), 2007-2008

Vue aérienne du jardin de ville

Mission d’analyse des usages actuels et d’élaboration d’une programmation pour la dalle Philippeville en concertation avec les habitants et usagers

L’établissement prochain d’un équipement petite enfance sur la dalle de Philippeville, toit d’un parking souterrain situé en plein cœur de Grenoble va bientôt bouleverser les habitudes de ses usagers.
BazarUrbain a pour mission d’analyser les usages actuels de ce lieu afin d’élaborer une programmation pour les espaces de la dalle situés autour de ce nouvel équipement (dont les travaux doivent débuter dans le courant de l’année 2008).
Figures-types usagers PDF
Livret de parcours PDF

Les différentes échelles du travail

Outre l’échelle de la ville qui est naturellement prise en compte, le travail s’organise autour des échelles suivantes :

  • l’échelle de compréhension du lieu dans son environnement direct
  • l’échelle d’observation des usages sur le Jardin de Ville et la dalle Philippeville
  • l’échelle de programmation : la dalle Philippeville

Phase 1. Observer et énoncer les usages de la dalle Philippeville et du Jardin de Ville

Objectifs

Il s’agit essentiellement 1/ d’identifier et de comprendre les usages et les attentes des différentes catégories d’usagers du lieu et d’identifier les types de liens entretenus avec le Jardin de Ville mais aussi avec le parking Philippeville, les quais, la rue Félix Poulat et la Place Grenette. Il nous semble également important de travailler sur la 2/ dimension sensible du lieu, c’est-à-dire la caractérisation de ses ambiances (visuelles, sonores, olfactives, tactiles…) de sorte à identifier que tel micro-lieu est plus ou moins propice à tel ou tel usage. Dernier point essentiel : 3/ la caractérisation technique du lieu : son bâti, ses accès, sa végétalisation et ses liens avec son environnement.

Observation

L’observation a été réalisée par BazarUrbain en respectant les temporalités de vie du lieu (jour/nuit, week-end). Ces observations sont matérialisées par des comptages, des photos, des petites séquences vidéographiques et des micro-entretiens.

Énonciation

Les usagers du quartier (riverains, passants, personnes impliquées associativement…) ont effectué deux parcours commentés, dans lesquels ils ont énoncé leurs usages du lieu, leurs représentations, perceptions et attentes par rapport au site. De la même façon, les professionnels du lieu (commerçants, responsables espaces verts, voirie, police municipale, bibliothécaire, institutrices…) ont effectué un parcours pour donner leur vision et attentes vis-à-vis du site.
L’association immédiate de tous ces usagers nous a permis d’orienter plus finement notre regard, mais également de pouvoir restituer une «vision » assez complète du lieu, à travers un répertoire de « figures type d’usagers », permettant de mettre à jour des pistes d’enjeux pour l’aménagement de la dalle, pour travailler ensuite collectivement à sa programmation lors d’ateliers de travail (phase 2).

Phase 2. Vers un programmation fondée sur la parole des usagers

Les idées, références et propositions des usagers viendront enrichir les choix de programmation. Deux séances de travail sont prévues avec ces derniers. La première s’organise en petits ateliers où sont discutées les « figures d’usagers* » du lieu afin de les affiner, déterminer les figures souhaitées pour le 21e siècle, commencer à hiérarchiser les envies et les besoins, voire apparaître des « images de référence ». La deuxième consistera en un débat autour des enjeux afin de les hiérarchiser.

Restitution publique et appel à une maîtrise d’œuvre

À l’issue de ce parcours riche et complexe nous présenterons aux usagers l’ensemble du travail composé de relevés, de paroles énoncées sur le site, de débats, d’analyses et bien sûr d’arbitrages ainsi que les bases de la programmation concertée pour la dalle de Philippeville.
Ces divers éléments composeront le dossier permettant de faire appel à une maîtrise d’œuvre.

Équipe pour ce projet

Marie-Christine COUIC & Suzel BALEZ (responsables) avec l’aide de Jean-Michel ROUX et Nicolas Tixier, et la participation de Yanitza GRANTCHARSKA (étudiante IUG) et Séverine CHEMIN (étudiante ENSAG), Maxime LEFRANC (étudiant ENSAG), Sylvie LAROCHE (étudiante ENSAG).