Paroles de voisins

Genève, secteur Praille, Acacias, Vernets, 2009-2010

Parole de voisinsBD

Contribution à la qualification de l’identité d’un territoire en devenir et de son intégration aux quartiers alentour

BazarUrbain : MC. Couic (dir), S. Melemis, , C. Ambrosino, J-M. Roux, Naïm Aït Sidhoum avec K. Biolley G. Crenne, A.Delepeau, M. Orand.

 

Sur ce secteur opérationnel d’environ 230 hectares, nommé Praille Acacias Vernets (PAVAV), l’action «Paroles de voisins et d’usagers» est une contribution à la qualification de l’identité collective d’un morceau de territoire en devenir, tel que vu 1) de l’intérieur, c’est-à-dire par ceux qui le pratiquent de manière intensive au quotidien et 2) du point de vue de son intégration aux secteurs avoisinants, voire de son inscription dans l’ensemble du territoire genevois.

Le travail est construit sur la base de paroles recueillies dans le cadre d’une sollicitation des usagers du secteur: habitants, touristes, travailleurs, artisans, associations, qu’ils soient frontaliers, genevois ou autres. La démarche proposée a pour objectif de contribuer à la (re-)construction d’une «connaissance partagée» des lieux et, par-là, d’enrichir le débat en cours autour des transformations envisageables du secteur concerné.

Il s’agit de «mettre en dialogue» la diversité des positions sur ce territoire et donc de favoriser la dynamique et le processus de projet. Une telle approche s’intéresse davantage aux jeux des forces en présence dans des situations sociales au sein du secteur bien plus qu’à son plan ; elle entend encourager des synergies en participant à la programmation des usages et des ambiances des lieux.

 

Méthode de qualification de l’identité

BazarUrbain a collecté, dans les espaces publics, des perceptions, représentations et pratiques du lieu par des usagers pris individuellement, sur le secteur (ex. route des Jeunes, route des Acacias, rue des Noirettes, avenue de la Praille, rue Dussaud, rue le Royer, rue Jolivet, rue de la Gabelle, rue des Epinettes…), tout comme sur les quartiers qui le bordent (ex. route de Pont Butin, route de Chancy, Plainpalais, route Dalphin, quai Charles Page, rue Dancet, quai Ansermet, Queue de l’Arve, route de Saint Julien…).

Cette collecte a été faite sous la forme de «micro-trottoirs» (courts entretiens spontanés dans la rue), de “cartes mentales” (cartes dessinées à main levée par les personnes rencontrées) qui révèlent les «cartes mentales» de leurs auteurs et complétée par les observations de l’équipe. Les propos et les dessins en question ont été recueillis à différents moments de la semaine et de la journée entre le printemps et l’été de l’année 2009.

 

L’organisation du document

Le document produit, est organisé en deux parties qui qualifient différemment le territoire étudié et ses lieux.

Lecture usagère. Cette lecture est le résultat de la compilation et de l’analyse des micro-trottoirs et des cartes mentales. Elle est proche du terrain, de ses usagers et est organisée autour de six thématiques que nous avons identifiées : appartenance, gris, accueillance de l’espace public, les états du végétal, mobilités, concentration / dispersion, habiter sans habiter. Cette lecture met en évidence les limites, les repères, les éléments symboliques, les pratiques, les envies, etc. tels que les personnes interrogées les conçoivent. Elle questionne le sens de ce qui est communément appelé « quartier ».

(Re)lecture. Une (re)lecture, plus distanciée de la connaissance usagère du secteur, est ensuite proposée, divisée en deux sous-chapitres :

Les grandes entités du secteur, dans leurs usages et leurs fonctions : les grandes entités qui émergent, les repères usagers du secteur de projet, les échelles d’attractivité et de diffusion variables, les concentrations / dispersions, les densités d’usages variables.

Cette partie rassemble des éléments cartographiques permettant une lecture plus « surplombante » et donc distanciée que la connaissance usagère du secteur.

Les enjeux des secteurs et les désirs de projet d’après la parole des usagers : reconsidérer la place du vert au sein du quartier, questionner justement l’automobile et les mobilités, chercher des mixités spécifiques de formes construites, d’usages et d’activités. Cette partie – sur la base de la parole usagère recueillie – propose des pistes de réflexions et d’action qui sont résumées dans la dernière page.

 

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