Grenoble, retour vers le futur

Article publiée le 1 septembre 2022

« Grenoble, retour vers le futur » s’intéresse à des grands projets non réalisés qui auraient pu changer radicalement la cité dauphinoise et plus largement son agglomération. C’est au final à une histoire du futur, une rétro-prospective, que cette exposition nous invite. Commissariat : Nicolas Tixier, membre de BazarUrbain

Parmi les projets qui dessinaient un futur urbain différent de celui d’aujourd’hui, trois sont emblématiques des caractéristiques grenobloises car mobilisant l’eau, la pente et l’innovation technologique.

  • « Grenoble, Ville d’eaux», où comment au cours de la seconde moitié du XIXe sècle Grenoble aurait pu devenir une ville thermale par l’adduction des eaux de sources chaudes de la Motte les Bains.
  • « La Bastille, Acropole Universitaire», où comment dans les années 50 la Bastille a failli être un important campus universitaire desservi entre autres par un ascenseur urbain.
  • « Poma 2000, un réseau de transport en commun en site propre», où comment dans les années 70 des cabines sur rail auraient pu s’implanter dans l’agglomération grenobloise et se construire pour partie au-dessus les boulevards et avenues.

Cette exposition mobilise des documents rarement montrés issus des archives municipales de la Ville de Grenoble, des collections du Musée dauphinois – Département de l’Isère, des archives de l’Agence d’urbanisme de la région grenobloise, du Fonds Atelier BENOIT architectes depuis 1897.

Cette exposition se conclut par des visions du futur de Jean-Pierre Andrevon, écrivain, peintre et dessinateur de science-fiction et par des réflexions de chercheurs et acteurs du territoire sur le devenir du territoire grenoblois, dans le cadre du programme de recherche POPSU.

C’est au final à une histoire du futur, une rétro-prospective, que cette exposition nous invite pour mieux débattre du devenir de Grenoble à l’heure des enjeux écologiques, climatiques et sociétaux actuels.

Commissariat de l’exposition : Nicolas Tixier
avec la contribution d’Agathe Bréchemier, d’Adèle Barillon, de Coline Delacoux et d’Amélie Wild Un projet co-élaboré avec Charles Ambrosino et Jennifer Buyck
Scénographie et graphisme : Sigrid Desjardin Gosseine et Clémence Godinot

Collaborations : l’Agence d’urbanisme de la région grenobloise, l’Ecole nationale supérieure d’architecture de Grenoble, l’Institut d’urbanisme et de géographie alpine, le master urbanisme et aménagement parcours design urbain, AAU_Cresson, PACTE, l’ANR Sensibilia, Popsu Métropoles Grenoble, le Musée dauphinois, la Région Auvergne-Rhône-Alpes